La grenache, un grand cépage du Sud de la France

L’AOC Terrasses du Larzac utilise principalement cinq cépages pour ses vins rouges : grenache, syrah, mourvèdre, cinsault et carignan. Nous allons vous présenter chacun d’entre eux. Premier de la série, le grenache, variété emblématique du Languedoc-Roussillon.

C’est sans doute le fleuron des variétés rouges du Sud de la France : le grenache, également appelé grenache noir, est un cépage originaire d’Aragon, en Espagne, qui a été planté abondamment en France et en Italie. Aujourd’hui cultivé dans le monde entier, de l’Australie à la Californie en passant par le Chili et l’Afrique du Sud, il est apprécié pour ses riches arômes de fruits rouges et noirs comme la framboise, la cerise, le pruneau ou encore la figue. On y trouve également des notes poivrées, de cacao et de café.

Généralement utilisé pour réaliser des assemblages, le grenache se trouve abondamment en Espagne et dans le Sud de la France.

C’est d’ailleurs là qu’il y trouve ses lettres de noblesse, avec les Châteauneuf-du-Pape et les Côtes-du-Rhône, excusez du peu !

Dans le Languedoc-Roussillon, le grenache est également réputé pour être la variété principale des vins rouges doux de Banyuls. On en fait aussi du vin rosé, comme le fameux Tavel. 

En Espagne, le grenache, appelé la garnacha tinta dans la langue de Cervantes, fait partie des cépages utilisés dans la Rioja et pour les assemblages des vins du Priorat, dont il est la variété principale.

Un vin rouge dominant en Terrasses du Larzac

Toutes ces régions ont une chose en commun : un climat sec, des sols pauvres et pierreux. Il faut dire que le grenache n’aime rien tant que ces terroirs secs, où pas grand-chose ne pousse : schiste ou granit comme à Châteauneuf-du-Pape, ou bien les galets et les « ruffes » des Terrasses du Larzac. Sa vigne robuste et résistante aux vents y pousse lentement, sous le soleil, offrant des grappes généreuses et des raisins très sucrés.
Mais en dehors de ces quelques appellations reconnues où le grenache a trouvé l’un de ses meilleurs terrains d’expression, bien souvent, il n’est utilisé qu’en complément dans les assemblages.

Un complément cependant très populaire, puisque le grenache est la troisième variété la plus cultivée au monde, derrière le merlot et le cabernet sauvignon.

En Terrasses du Larzac, le grenache est bien plus que cela : c’est l’un des protagonistes de ce terroir. 

En effet, le vin rouge produit au sein de l’AOC résulte de l’assemblage de trois cépages minimum, parmi lesquels on trouve obligatoirement deux des trois variétés suivantes : grenache, syrah et mourvèdre.

Pourquoi pas du grenache en mono-cépage ?

Le grenache est un vin puissant, à haute teneur en sucre, dont le degré d’alcool est souvent élevé. Il a besoin d’être assemblé avec un ou d’autres cépages pour trouver un juste équilibre. Par ailleurs, le raisin a une peau épaisse, ce qui fait qu’il mûrit plus tard que la moyenne, et il est souvent peu concentré en acidité et en tannins. Le vigneron se trouve alors devant une tâche délicate : il faut veiller à ce que le raisin arrive à maturité sans perdre toute son acidité. 

C’est donc un cépage plus difficile à cultiver que d’autres, ce qui rend la qualité du vin plus aléatoire d’une récolte à l’autre.

L’assemblage permet d’obtenir une meilleure stabilité, surtout en le mariant aux cépages plus tanniques que sont le mourvèdre et le carignan : c’est justement les assemblages que l’on effectue en Terrasses du Larzac, et dans le Sud de la France en général. Les meilleurs grenaches peuvent être élevés plusieurs années, surtout si les raisins proviennent de vignes anciennes, qui leur confèrent une plus grande concentration et complexité aromatique.
Si vous voulez en savoir plus sur le grenache des Terrasses du Larzac, nous vous invitons à vous rendre sur notre site Internet, où vous trouverez la description et le prix des vins. Nous effectuons la livraison à domicile.

15/09/2020

Thomas Poussard

Thomas Poussard est un écrivain baroudeur et touche-à-tout. Tombé dans le bain de la viticulture depuis son plus jeune âge (il est né d’une famille de bouilleurs de cru à Cognac), journaliste de formation, il a travaillé plusieurs années au groupe Sud-Ouest à Bordeaux, avant de s’expatrier au Chili en 2006. Après avoir travaillé un temps comme curateur d’informations économiques et financières, il s’est reconverti en guide touristique, a fondé une agence de voyages et s’est spécialisé dans le tourisme viti-vinicole.

Auteur d’un livre sous forme de guide pratique, « Vivre le Chili », paru en 2016 chez Hikari Editions, Thomas a également rédigé des chroniques pour la radio, des nouvelles, une biographie, et même des sketches. Il prépare actuellement une application dédiée au tourisme viti-vinicole au Chili.