Le terroir, véritable « carte d'identité » du vin

Qui dit vin, dit terroir. Les deux sont indissociables – surtout dans les pays d’Europe. Mais de quoi parle-t-on vraiment quand on parle du terroir ? Et pourquoi ce concept est-il si important pour la viticulture ? On vous explique tout cela…

Commençons par le commencement : qu’est-ce qu’un terroir ? D’une manière générale, il s’agit de « l’ensemble des terres d’une même région fournissant un produit agricole caractéristique », nous dit le dictionnaire. Mais quand on parle d’un terroir viticole, la définition est plus précise : il s’agit d’un groupe de parcelles agricoles qui doivent « se situer dans la même région, correspondre à un même type de sol, avoir des conditions climatiques identiques, et dont les vignes doivent être conduites avec les mêmes techniques viticoles ».

 En clair, le terroir viticole a quatre composantes principales :

- Les cépages :

L’identité d’un terroir vient tout d’abord des variétés qu’on y cultive.

On sait qu’un gewürtztraminer et un sylvaner viennent a priori d’Alsace, terre de vin blanc, tandis qu’un grenache est typique du Languedoc-Roussillon, plus favorable au vin rouge – le grenache ne pourrait d’ailleurs par arriver à maturité dans le climat continental de l’Est de la France. Cependant, il est des cépages que l’on cultive dans de nombreuses régions différentes. C’est là qu’entre en compte le deuxième paramètre :

- La situation géographique :

Il s’agit à la fois du climat et de la topographie. Il est évident qu’un vignoble méditerranéen donnera des vins différents qu’une parcelle de vigne des Pays-de-Loire. A plus petite échelle, les terroirs viticoles sont des zones de taille très variable (de quelques hectares à des dizaines de kilomètre carrés), mais clairement délimitées par des barrières naturelles : falaises, collines, cours d’eau, forêts… La topographie joue un rôle important : on va souvent distinguer deux terroirs différents si deux vignobles voisins sont plantés l’un dans la plaine, l’autre à flanc de coteau. Et ce, en raison notamment des différences climatiques, même minimes : plus ou moins d’ensoleillement et d’exposition au vent, changements de températures plus importants dans les collines…

- Le sol :

Des sols granitiques ou argilo-calcaires vont absorber l’eau de manière très différente, ce qui aura un impact sur la vigne ; tout comme les minéraux contenus dans le sol, qui vont se transmettre au raisin. Ce sont les moines de Bourgogne qui, les premiers, ont créé un système hiérarchisé pour différencier la qualité du vin en fonction de la parcelle où il était produit. 

C’est de là que vient la notion de grand cru.

- Les techniques viticoles :

C’est un concept qui est plus lié à l’appellation. En effet, pour obtenir le label AOC, il faut remplir un cahier des charges très précis. Ca peut être, par exemple, l’obligation de vendanger à la main, ou bien utiliser des techniques particulières comme en Champagne. Dans le cas des Terrasses du Larzac, beaucoup de viticulteurs vendangent à la main et produisent du vin naturel : ce n’est pas obligatoire, mais cela fait partie de l’identité du terroir.

Pour résumer :

Deux terroirs peuvent ainsi être voisins mais se démarquer l’un de l’autre par leur taux d’ensoleillement, leur sol, les variétés plantées, et les techniques utilisées par les vignerons. Un exemple flagrant ? La vallée d’Aconcagua, au Chili : l’entrée ouest de la vallée est exposée au vent et à la brume et est idéale pour les blancs. Cinq kilomètres plus loin, dans un recoin protégé et à flanc de coteaux, le sol et le degré d’ensoleillement permettent de cultiver avec succès du cabernet sauvignon et du merlot !

La notion de terroir est donc extrêmement importante, car c’est de cet ensemble de facteurs que viennent les différences entre les vins. C’est également la base de tout le sytème d’appellations du vin. Et à propos d’appellation, si vous voulez en savoir plus sur l’AOC Terrasses du Larzac, nous vous invitons à vous rendre sur notre site Internet, où vous trouverez la description et le prix des vins. Nous effectuons la livraison à domicile.

5/11/2020

Thomas Poussard

Thomas Poussard est un écrivain baroudeur et touche-à-tout. Tombé dans le bain de la viticulture depuis son plus jeune âge (il est né d’une famille de bouilleurs de cru à Cognac), journaliste de formation, il a travaillé plusieurs années au groupe Sud-Ouest à Bordeaux, avant de s’expatrier au Chili en 2006. Après avoir travaillé un temps comme curateur d’informations économiques et financières, il s’est reconverti en guide touristique, a fondé une agence de voyages et s’est spécialisé dans le tourisme viti-vinicole.

Auteur d’un livre sous forme de guide pratique, « Vivre le Chili », paru en 2016 chez Hikari Editions, Thomas a également rédigé des chroniques pour la radio, des nouvelles, une biographie, et même des sketches. Il prépare actuellement une application dédiée au tourisme viti-vinicole au Chili.